Mauvaise pioche au 35e salon des vignerons

Perdue dans l’immensité du pavillon 7, entre mille exposants vignerons, je suis allée cette année accompagnée d’amis néophytes et curieux à cet évènement annuel qui serait le plus grand salon de vente directe de vins au monde.

J’avais pourtant préparé ma venue, en sélectionnant les vins au préalable, situant les emplacements à travers le site internet. Mais voilà, faute d’avoir rafraîchi la page, j’étais restée sur les emplacements de l’an passé. Certains producteurs n’y étaient plus, et tout était à refaire.

Face au succès de l’entreprise (130 000 visiteurs étaient attendus), plus de plan à l’entrée de disponible, mais des jeunes filles tout à fait disponibles pour me renseigner. Perte de temps, et nous n’avions que trois petites heures pour faire le tour de ma trop grande liste de vins.

  Dans le prolongement de mon voyage tourangeot, les vins de Loire au programme n’ont pas donné grand-chose. Outre un accueil glacial par des mégères coincées (la plupart du temps), des vins fermés, petits, sans intérêt, n’offrant pas le fruit et la minéralité que j’avais trouvé intéressante d’autres fois. Parfois même malodorants, sentant l’urine féline (un Mennetou Salon, pourtant je croyais apprécier ce vin). Côté Chinons je n’ai pas retrouvé la rondeur suave que j’attendais, même si certains, atypiques, étaient tout à fait étonnants, mais vieillis en fût de chêne, trop marqués par la vanille à mon goût (Domaine de Pallus). Je comptais déguster également des vins de pays, mais faute de temps, nous nous sommes rabattus sur des vins déjà connus, à l’exception d’un vigneron très sympathique des Côtes catalane qui nous a cependant un peu perturbés en nous faisant goutter un vin très doux, ressemblant à un vin cuit mais sans l’être, le processus de vinification expliquant sa singularité, qui se serait parfaitement marié avec des desserts chocolatés.

 Heureusement nous avons trouvé un Mercurey tout en épices et fruits frais, un petit bonbon délicieux (Domaine de la tour) et un Morgon de 2009 tout prêt à être bu (Domaine de la Roche Pilée), sans avoir le temps de retrouver l’autre producteur Leyre-Loup qui nous avait enchanté l’an passé avec un Morgon exceptionnel de 2009 (mais plus cher que celui-ci).

Une surprise pour ces dégustations : les 2009, que je considérais comme étant des vins de garde, s’avère sur leur pente descendante pour les vins de Loire, à leur apogée pour le Mercurey, alors que 2010 s’avère toujours davantage une année intéressante pour les rouges à oublier encore un peu.

Enfin, l’idée de venir le dernier jour aux dernières heures n’était pas des meilleures : nombre de vins n’étaient plus en vente ni à déguster, les vignerons sans doutes un peu vidés de leur jus après quatre jours d’interactions intenses avec les parisiens…

Objectif pour le prochain salon : trouver des blancs satisfaisants (jamais trouvés jusqu’à présent), et ne pas me laisser déborder par le temps…..

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